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Le patrimoine local de l’Agglo du Pays de Dreux s’agrandit 

Depuis le 1er janvier 2018, 4 nouvelles communes ont rejoint l’Agglo du Pays de Dreux : la Madeleine-de-Nonancourt, Louye, Saint-Georges-Motel et Rueil-la-Gadelière. Ces villes aux confins de l’Eure et de l’Eure-et-Loir abritent un patrimoine culturel et historique riche et varié, reflet de l’histoire de France. D’illustres personnalités y ont séjourné : Henri IV, Winston Churchill ou Vlaminck…

 

Saint-Georges-Motel, la mondaine

La ville de Saint-Georges-Motel est surtout reconnue pour son château, classé monument historique (parc et façade), depuis 1977.  Son parc a été dessiné par André le Nôtre, qui est à l’origine de l’aménagement des parcs et jardins de Versailles. Les actuels propriétaires sont un couple d’agriculteurs américains. Au fil des siècles, plusieurs personnages historiques y ont logé.
- Henri IV aurait dormi au Château de Saint-Georges-Motel avant la bataille d’Ivry en 1590
- Winston Churchill - le Premier ministre anglais qui avait un lien familial avec le château, venait régulièrement avec sa femme profiter de ce petit coin de verdure de la vallée de l'Eure. Il a notamment peint le château et le moulin.
- Joseph Goebbels - le ministre de la propagande d’Hitler, s'est rendu au château, entre 1940 et 1944 pour saluer ses troupes. Les propriétaires ayant quitté les lieux, les nazis ont investi le château pour le transformer en Kommandantur.

N’oublions pas non plus l’église qui abrite de nombreux trésors dont une statue dite « de Saint-Georges », en bois polychrome du XVIIème siècle, un vitrail du XVIème siècle – classé au titre des Monuments Historiques – représentant l’Arbre de Jessé et des fonts baptismaux du XVème siècle en pierre calcaire.

 

Louye et son patrimoine

La commune de Louye abrite elle aussi un château :  une forteresse du XIIème siècle sous Richard Cœur de Lion mais dont il ne reste aujourd’hui aucune trace de ce passé. Reconstruit au XVème et agrandi au XVIIIème, le château actuel a la particularité d’avoir conservé les traces de ses différentes époques de construction. Le très ancien porche du château, entrée principale jusqu’au XVIIIème siècle, nous emmène dans une cour qui reconstitue la vie d’un village au Moyen-Âge, avec son four à pain, ses écuries... Deux tours carrées se détachent de cette façade dont l’une d’elles possède une très belle porte en bois ornée d’une cordelière dite « cordelière des veuves », attribut d’Anne de Bretagne.

Le château présente des similitudes avec le Beffroi de Dreux et le château de Châteaudun, (des études sont en cours pour identifier le ou les architectes).

L’Église de Louye possède une architecture emblématique avec sa tour, son clocher hexagonal, ses murs de briques et son importante chapelle seigneuriale qui abrite un retable d’autel en pierre du XVIème siècle représentant la Sainte Vierge entourée des apôtres.

 

Rueil-la-Gadelière, ville du peintre Vlaminck

Le château de Rueil-la-Gadelière, ancienne place forte antérieure à la Guerre de Cent Ans, défendait le village de La Gadelière à la frontière entre le Duché de Normandie et le Royaume de France. L’ancien village réhabilité en grande ferme au XIXème siècle conserve son église antérieure au XVème siècle, une petite maison et ses fours à pain, et un pigeonnier de la fin du XVIème siècle.

Rueil-la-Gadelière est surtout connue pour avoir hébergé pendant 30 ans Maurice de Vlaminck, peintre de renommée mondiale, à l’origine du « fauvisme » avec André Derain et Henri Matisse. Né à Paris en 1876, il arrive en 1925 à Rueil-la-Gadelière, où il s’y installe avec sa seconde épouse, Berthe Combe. Il y meurt en 1958, et est inhumé dans le cimetière de la commune. Son buste est érigé face à la mairie de Rueil-la-Gadelière. Un circuit de randonnée à son nom permet, au cours d'un trajet de huit kilomètres, d'observer de nombreux paysages qui ont inspiré ses œuvres.

 

La Madeleine-de-Nonancourt, une ville chargée d’histoire

La Madeleine-de-Nonancourt, a été fondée au XIIème siècle par Henri Ier Beauclerc, Duc de Normandie et Roi d’Angleterre, pour surveiller la frontière sud du duché de Normandie contre les prétentions du Comte de Chartres.

Le château, à cheval sur les communes de Nonancourt et la Madeleine, se situait en contrebas du village, sur le promontoire dominant l’actuel bourg de Nonancourt. Il se divisait en deux parties : le château encerclé par une muraille et une basse-cour circulaire de 250 mètres de diamètre, protégée par des fossés et des levées, pouvant accueillir les populations alentours en cas d’attaque. De nos jours, le château a disparu, il fut démantelé au XIVème siècle, les seuls vestiges de ce passé sont le plan circulaire du village, l’un des fossés de l’enceinte du château en Grande rue, les hameaux, anciens fiefs de seigneurs et les chapelles disparues ayant donné place à des oratoires. L’église, quant à elle, fut reconstruite au XVIème siècle après avoir été partiellement détruite lors de la prise de Nonancourt par les Anglais pendant la guerre de cent ans.

Certains hameaux étaient des dépendances royales, d’autres comme la Maladrerie appartenait à la ville de Nonancourt. Ce hameau était la léproserie de Nonancourt. Elle fut détruite en 1688, date de sa réunion avec l’hôpital de Nonancourt.

Riche terroir agricole, la Madeleine était une terre de vignerons. La culture de la vigne y était pratiquée dès le moyen âge et se développa grâce à l’influence des abbayes cherchant à satisfaire la consommation des moines. Les vignes étaient cultivées un peu partout et représentaient 90 hectares à la fin du XVIIIème siècle avec des rendements moyens atteignant les 12 hectolitres.

 

Des visites et animations seront programmées par l'Office de Tourisme afin de découvrir tous les trésors cachés de ces charmantes communes.